Lili

Née le 9 novembre 1944 aux Ollières sur Eyrieux, au cœur du pays ardéchois, de père suisse et de mère lorraine.

Inspirée très tôt par « Alice aux pays des merveilles » et d’autres personnages tirés de Walt Disney, Lili peint, danse, fait des claquettes, du piano, ou de la couture… Elle passe des jeudis sages en somme !

Déjà elle suit le chemin des impressionnistes suite à un cadeau de son frère : des petits livrets sur les peintres impressionnistes.

La disparition précoce de ses parents la fait entrer dans le monde du travail dès l’âge de 15 ans. Le chevalet reste en filigrane et en 1972/1973 elle prend des cours du soir aux beaux arts du Havre avec Monsieur Mauffay.

Devenue normande par son travail et son mariage, elle parcourt la région et encore aujourd’hui, nous en retrouvons des images sous son pinceau et dans ses pastels.

Ses pas la guident vers le Lot où elle change d’activité pour se consacrer « aux autres ». Mais elle prend grand soin à se préserver une bulle d’oxygène, tous les mardis après-midi, avec un groupe de personnes cherchant, elles-aussi, un peu d’évasion. C’est là qu’elle fait la connaissance d’un artiste peintre professionnel, Denis Bauduin, qui, en septembre 2004, lui transmet le virus du pastel dont elle dit souvent : « C’est pur bonheur ! ».

Denis Bauduin dit d’elle : Lili est une nostalgique, elle est la « Monet » des temps modernes et sa maison et son parc, son « Giverny ».

Sa technique : des couleurs chaudes et froides, côte à côte, un flou du regard et, après adaptation de l’œil, l’image apparaît : le pointillisme, les « pixels de la télévision », comme elle se plait à dire. Plutôt que de faire un trait droit, ce dont elle ne se sent pas capable, elle préfère aligner les points qui donnent l’illusion de ce trait.

Sa couleur : le violet et ses déclinaisons.

Sa ligne directive : l’urgence. Il faut se presser et se presser encore pour que sur cette terre il reste un peu de soi-même à transmettre.

Ses pensées :
  • Le plaisir et le bonheur de peindre : une aventure intérieure. Toucher, sentir, voir, entendre (ne venant qu’en toute fin), par le ressenti des autres. S’il manque d’y goûter, la faim est satisfaite par le plaisir du travail achevé.
  • Aimer la peinture c’est, non seulement, aimer son propre travail, mais aussi celui des autres artistes et toutes formes d’art : sculpture, modelage, graphisme, musique, photographie… Il s’agit d’un accomplissement, d’une nécessité de la connaissance, non par voyeurisme mais par urgence pour l’amour de l’art.
  • L’aventure de la réalisation d’une image, c’est le plaisir, encore et toujours, de l’œil et du toucher. Dans mes créations, aucune colère, ni amertume, sauf contre soi, mais comprendre, rechercher et persister. Tendre vers un résultat optimum pour le regard. Au pastel, c’est pur bonheur !


Ses maîtres (dans le désordre) : Botticelli, Raphaël, Michel-Ange, Monet, Manet, Renoir, Pissarro, Mary Cassatt, Van Gogh, Dali, Picasso, Valadié, Vasarely, Vittore Semenzeff, Léonor Fini et aussi, Walt Disney et Robert Doisneau, sans jamais les copier !

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